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Combattre
>  L’organisation des tranchées


A l’abri

Dès 1914, pour se protéger des tirs et de la vision de l’ennemi, les soldats se réfugient dans des trous d’obus et creusent des abris de fortune qui reliés entre eux forment les tranchées. Au fil des mois, les tranchées sont consolidées. Elles nécessitent un entretien permanent, les travaux de terrassement font partie des corvées des poilus qui manient aussi bien la pelle que le fusil. 


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Soldats creusant des tranchées, 1918.
Henri Gazan.
Flandres, 8 novembre 1917.
Jean-Louis Lefort.


Les tranchées deviennent l’un des principaux lieux de vie des poilus où le danger est permanent et les conditions d’existence épouvantables. Les soldats y sont exposés aux bombardements, ils souffrent du froid, vivent dans la boue et la saleté.


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Coin de tranchée, 1916.
Emmanuel Charles  Jodelet.


Les lignes de tranchées

Les tranchées sont composées de plusieurs lignes, distantes de quelques centaines de mètres, reliées par des « boyaux » sinueux . Elles sont creusées à une profondeur d’environ 2 mètres et surmontées d’un parapet élevé avec des sacs de sable. Parfois, des fagots consolident les parois et des rondins de bois recouvrent le sol.

Une tranchée de première ligne était creusée en zig zag, ou en ligne droite entrecoupée de créneaux pour éviter les tirs en enfilade. Elle a 3 fonctions principales : on y fait feu contre l’ennemi, c’est le tremplin pour les attaques de fantassins, et en cas d’attaque c’est la première ligne de défense pour repousser l’assaut ennemi. On y trouve donc de nombreux postes de tir et de guet, des nids de mitrailleuse et quelques abris souvent très sommaires.


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Le guetteur. Herméville, Meuse, c[ote] 220.
Avril 1915.

Henri Barberis.
Ma cagna de la haie
G.N.-D.-de-Lorette
[Pas-de-Calais] 1915.

Emmanuel Charles Jodelet.
Un abri et le boyau de communication.
Dans un verger à la sortie de Manheulles,
1er février 1915.
Etienne-Auguste Krier.


La première ligne est la plus exposée et les soldats y étaient (théoriquement) régulièrement relevés.

Un peu plus en arrière (70 à 100 m derrière la première ligne), une tranchée de seconde ligne sert de repli et d’appui ou de base pour une contre-attaque. On y trouve des abris, parfois profonds et couverts, des postes de guet et de soins sommaires.


16 17
Tranchées couvertes. Hurtebise, 1916.
Alfred Boisfleury.
Après-midi calme devant la ferme d’Hurtebise.
Observateurs, tranchées de Vailly, 1915.
Alfred Boisfleury.


Encore plus en arrière (de 150 m à parfois 2 km de la première ligne), une troisième ligne (tranchée de réserve) était en théorie plus sûre, servant de chemin de ravitaillement, ou le cas échéant de chemin de retraite. Cette zone était néanmoins souvent exposé à l’artillerie ennemie à longue portée. Fréquemment, il ne s’agissait pas d’une vraie tranchée mais d’une zone de stockage de vivres, matériels et munitions, plus ou moins protégée ou fortifiée, où les soldats pouvaient aussi prendre un peu de repos. Chaque ligne était reliée aux autres par des boyaux également creusés dans le sol, parfois aménagés en chicane pour être mieux défendus.

Le no man’s land sépare les lignes de tranchées ennemies. Il est large d’environ 50 à 200 mètres. Il est renforcé par un matériel spécifique, barbelés ou séchoir, pieux. C’est la zone où se font les attaques, où de très nombreux soldats meurent parfois après une longue agonie.


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Tiralleur dans les fils, 1917.
Henry Camus.



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