Les journaux de tranchées à la BDIC
La numérisation des journaux de tranchées touche ce qui fait la genèse même de la BDIC, « Bibliothèque-Musée de la Guerre », fondée en 1917 afin de collecter toutes les traces possibles, les causes, développements et conséquences du premier conflit mondial. Dès le début du conflit, un couple d’industriels parisiens, Louise et Henri Leblanc, réunit tous les documents imaginables sur les événements, y compris des sources émanant de l’adversaire, acquises en Suisse. Le 4 août 1917, il fait don à l’Etat de sa collection, et la Bibliothèque-Musée ainsi créée se voit attribuer comme fonction une œuvre à la fois scientifique et d’éducation populaire. En 1921, 430 journaux du front ou de prisonniers sont déjà rassemblés en son sein. En partenariat avec la BnF, la BDIC a mis en ligne 102 titres français, représentant près de dix mille pages, afin de réaliser ce programme de numérisation partagée. |
Les journaux de tranchées à la BnF
Soumises au dépôt légal, 99 gazettes de tranchées imprimées en France entrent peu à peu dans les collections de la BnF. Mais l’initiative du collectage pour cet établissement des journaux calligraphiés et multigraphiés, qui ne sont pas concernés par le dépôt légal des imprimés, revient à Charles de La Roncière, directeur du Département des Imprimés et historien. Il entreprend un démarchage auprès des auteurs et collectionneurs, et lance en juin 1915 dans Le Petit Journal un appel : « Poilus, envoyez vos journaux à la Bibliothèque nationale ». Ce ne sont pas moins de 92 autres titres réunis à cette occasion, parfois accompagnés d’une lettre du donateur relatant l’histoire du journal, comme pour Sans tabac, qui débute par l’en-tête de circonstance : « Ne sait quand. Ne dit où ». Conjointement à la BDIC, la BnF a commencé la numérisation de ses collections, et a pour l’instant mis en ligne 47 titres et 7000 pages de journaux. |
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