RIDECO

Le RIDECO présente une chronique hebdomadaire des nouvelles quotidiennes sur la vie de la Fédération de Russie et des Etats de Transcaucasie et d'Asie Centrale, d'après les informations publiées sur le Web dans différentes langues par divers organismes, comme notamment le RFE/RL Newsline (http://www.rferl.org) et Russian Service Daily News (http://www.svoboda.org)

2003 - semaine du 24 novembre 2003

Chronique compilée par Catherine Pardon

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RUSSIE

 

ETATS DE TRANSCAUCASIE ET D'ASIE CENTRALE


 

RUSSIE

Intérieur

Elections parlementaires

Le 21 novembre, un débat télévisé a réuni le leader de l’Union des Forces de Droite (SPS), Anatoli Tchoubaïs, le leader de Iabloko, Grigori Iavlinski, un des leaders du bloc Patrie-Union Patriotique, Sergueï Glaziev, et Vladimir Jirinovski, leader du Parti Libéral Démocratique de Russie (LDPR). Si le débat a essentiellement porté sur des problèmes économiques, aucun participant n’a cependant évoqué le scandale financier et judiciaire de la Ioukos. Iavlinski a démontré que bien que la Russie affiche un taux de croissance positif, aucun progrès n’est à relever dans le domaine économique et social. Selon lui, ce cas de figure ressemble fort à celui de l’ère soviétique, quand les productions d’acier et de charbon ne cessaient de grimper, alors que l’on manquait de tout au quotidien. Le leader du SPS, Tchoubaïs, a toutefois fait remarquer que les conditions pour un boom économique en Russie étaient en place, en notant que 80 % des revenus du pays provenaient du secteur privé. Quant au leader LDPR, après avoir âprement apostrophé les autres participants, les traitant de « traîtres, d’agents de l’ouest et d’oligarques »,  Jirinovski a décrété que la Russie avait besoin d’un régime autoritaire. A l’issue des débats, les gardes du corps de Jirinovski s’en seraient même pris physiquement à l’économiste Mikhaïl Deliaguine. Les autres candidats auraient demandé aux chaînes de télévision d’exclure Jirinovski des débats électoraux.

Des sondages réalisés le 22 novembre dans les villes de Belgorod et de Vladimir ont montré que le Parti Communiste arrivait bien derrière le parti pro-Kremlin Russie Unie, dans les intentions de vote des électeurs. Même à Belgorod, ville traditionnellement très « rouge », le Parti aurait enregistré un gros retard, selon Kommersant du 25 novembre.

Le parti pro-Kremlin Russie Unie a accordé son soutien à Dimitri Zelenine, président du Comité d’Etat des Sports de la région de Tver, pour les élections du 7 décembre, selon RIA-Novosti  du 24 novembre. Le Ministre des Situations d’Urgence, Sergueï Choïgou, co-président du parti Russie Unie, a déclaré aux électeurs de Tver que, Zelenine était « jeune, dynamique et bon homme d’affaires, n’ayant commis aucune violation sérieuse de la loi ».

Les autorités de la ville de Moscou feraient pression sur les hommes d’affaires de la région pour qu’ils votent « correctement » le 7 décembre prochain, rapporte l’Ekho de Moscou du 25 novembre. Rappelons que le Maire de Moscou, Iouri Loujkov, est sur liste du parti pro-Kremlin, Russie Uni. 

L’affaire Ioukos

Un gros actionnaire de Ioukos, Vassili Chakhnovski, député du Conseil de Fédération représentant le district d’Evenk a démissionné de son poste, selon l’Ekho de Moscou du 24 novembre. Une cour régionale a statué que, suite à des fraudes électorales, son élection était illégale. Chakhnovski est également placé sous contrôle judicaire au sujet de l’affaire Ioukos. Les dirigeants du groupe de la Ioukos et de la Sibneft se sont réunis le 22 novembre pour discuter de l’éventuelle fusion des deux sociétés. Ce mariage fera de la Ioukos-Sibneft la société la plus importante de Russie.

Sécurité

Le 24 novembre, un incendie s’est déclaré dans le bâtiment des étudiants étrangers de la cité universitaire Patrice Loumoumba de Moscou. Trente-six étudiants ont trouvé la mort dans l’incendie et parmi eux, vingt-et-un venaient d’Afrique, d’Asie et d’Amériques Latine. Les corps de 28 personnes ont été découverts dans les décombre du bâtiment, trois autres victimes ont été trouvées à l’extérieur des locaux universitaires, selon Interfax, un autre étudiant serait mort dans l’ambulance le transportant à l’hôpital. Soixante-dix autres étudiants ont été blessé. Il y avait 521 personnes dans le bâtiment et 272 occupaient l’aile sinistrée. Plus de 139 victimes ont reçu des soins médicaux. Igor Ivanov a exprimé ses condoléances aux familles des victimes et offert des compensations matérielles. La cause du sinistre serait due à un court circuit.

La police de Moscou a lancé une opération contre les jeunes délinquants. Cette opération a pour nom de code « adolescent », rapporte gazeta.ru du 23 novembre. Déjà 1102 jeunes ont été interpellés. Les principaux motifs de ces interpellations sont le trafic de drogue, le vagabondage ou la mendicité.

Corruption

Le Président Poutine a signé un décret le 24 novembre pour mettre en place un Conseil destiné à combattre la corruption. Ce conseil comprend le Premier ministre, les représentants des deux chambres du Parlement, les Chefs de la Cour Constitutionnelle, de la Cour Suprême et de la Cour d’Arbitrage. Le but principal de ce Conseil, qui est un corps consultatif, est d’aider le Président à déterminer les priorités de l’Etat en combattant la corruption au niveau fédéral, régional et dans les organes locaux du Gouvernement. Il servira également à régler les situations pouvant porter préjudice aux intérêts du pays, que ce soit au sein des organisations ou chez de simples citoyens. L’ex-Chef des Services du FSB, le Général Nikolaï Kovalev, a commenté la portée de ce décret comme étant une « décision politique cruciale » ; bien qu’il soit difficile d’éradiquer la corruption, il est cependant possible de la réduire suffisamment pour qu’elle ne représente pas un danger pour la sécurité nationale.  

 

Economie

Industrie de la pêche

Vedomosti du 25 novembre rapportait que les industriels de la pêche avaient convaincu les députés centristes du bien fondé de leurs revendications. Les députés proposent qu’un décret visant à réviser et redistribuer les quotas de pêche et à adopter une nouvelle loi sur la question des quotas soit adopté. Ils suggèrent également un transfert de pouvoirs vers les syndicats de pêche et la distribution de quotas sur la base de trois ans et non plus sur celle de cinq ans comme cela se passait jusque-là.

 

Justice

Le bureau du Procureur Général a fait savoir qu’il avait achevé son enquête concernant la fraude fiscale de Mikhaïl Khodorkovski, ex-patron de la société Ioukos. L’enquête aurait duré treize mois. Le dossier, fruit du travail d’une vingtaine de personnes, ne pourra être examiné par la Cour qu’une fois porté à la connaissance des hommes de loi de Mikhaïl Khodorkovski. D’après un avocat de la défense, six mois pourraient être nécessaires à l’examen de ce dossier. Le 30 décembre, la Cour de Moscou devra examiner la demande de remise ne liberté provisoire présentée par les hommes de loi de Khodorkovski.       

 

Médias

La chaîne de télévision NTV a refusé d’accueillir sur ses ondes le leader du Parti Libéral Démocratique (LDPR), Vladimir Jirinovski. Ce refus fait suite aux accusations portées par Jirinovski sur cette même chaîne contre le Général Gueorguï Chpak, qu’il affirme être responsable de la mort de son propre fils, tué en Tchétchénie. Le Parti LDPR a envoyé une protestation à la Commission Centrale, lui demandant de respecter les règles de la loi électorale.

Le LDPR n’est pas le seul à se plaindre de la partialité des chaînes de télévision. L’Union des Forces de Droite (SPS) s’est également élevé contre les reportages de la campagne électorale qui affichent clairement un parti pris pour Russie Unie, le parti pro-Kremlin. Le SPS n’est jamais mentionné sur les chaînes, hormis quand celles-ci épinglent le leader de son parti, le peu apprécié Anatoli Tchoubaïs, patron de EES. 

 

Affaires religieuses

 

 

Affaires régionales

Nijni Novgorod

Ces deux dernier mois, dans la région de Nijni Novgorod, a eu lieu une vingtaine d’attaques organisées par des bandes de skinheads contre des personnes non russes, rapporte jewish.ru du 24 novembre, en citant Sergueï Chimovolov, Directeur de l’Organisation des Droits de l’Homme de Nijni Novgorod. Selon les victimes, les jeunes délinquants auraient entre 14 et 20 ans, seraient vêtus de tenues de camouflage, de jeans et de lourdes bottes et scandent des slogans traditionnels, comme « la Russie aux Russes ».

Tchétchénie

 

 

 

CEI

 

 

Etranger

Union Européenne

Le 22 novembre, la Cour Européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg a examiné un appel venant d’Alexeï Pitchouguine, un officier de la sécurité de la compagnie pétrolière Ioukos. Aujourd’hui mis sur la sellette, suite aux fraudes fiscales de son ex-patron, Mikhaïl Khodorkovski, Pitchouguine demande réparation, son avocat évoquant le viol de ses droits de citoyen lors de son arrestation, le 21 juin. Pitchouguine aurait été drogué avant de subir un interrogatoire.

Irak

Le Ministre des Affaires Etrangères de Russie, Igor Ivanov, a déclaré au micro d’Al-Jazeera le 24 novembre, que l’escalade de la violence en Irak sapait les projets de paix et la naissance d’un éventuel dialogue pour un règlement pacifique, rapporte RTR. La Russie considère toujours, et plus que jamais au regard des récents événements, qu’une intervention militaire en Irak était une erreur. Le Ministre russe a proposé la réunion d’une conférence internationale sur le sol irakien.

 

 

Divers

 

 

ETATS DE TRANSCAUCASIE ET D'ASIE CENTRALE

 

Abkhazie

Le Sous-secrétaire des opérations de paix des Nations Unies, Jean-Marie Guehenno, est arrivé à Soukhoumi le 22 novembre pour y rencontrer le Premier ministre abkhaze, Raoul Khadjimba, son Ministre des Affaires Etrangères, Sergueï Chamba, et le porte-parole du Parlement abkhaze, Nougzar Achouba. La discussion a essentiellement porté sur le règlement du conflit abkhaze et sur les initiatives récemment présentées à ce sujet, rapporte la Presse du Caucase. La question de la reconstruction économique a également été débattue. 

 

Arménie

D’après le président de la Banque Nationale d’Arménie, Tigran Sarkissian, les conditions nécessaires à l’adoption d’une monnaie unique au sein de la CEI ne sont pas réunies. « Nous devons suivre l’exemple de l’Union Européenne et d’abord unifier nos lois ». L’Union Européenne étant plus avancée en terme de développement économique, l’Arménie ferait mieux de rejoindre directement l’Union Européenne, a ajouté le banquier.

En Arménie, plus de la moitié des 116 partis politiques inscrits sur les listes électorales sont invités à se faire réenregistrer, en accord avec les nouvelles loi sur les partis politiques, rapporte Noïan Tapan du 24 novembre.

Le 24 novembre, le Fonds International Monétaire annonçait qu’il donnait son accord pour que les 100 millions de dollars de la cinquième tranche du prêt, destiné à réduire la pauvreté et à faciliter la croissance en Arménie, soient débloqués et pour que perdure la politique de prudence menée dans le domaine de la macroéconomie. Un seul point laisse encore à désirer : une meilleure levée de l’impôt permettrait d’améliorer le budget des dépenses sociales et de mettre un frein à la corruption, ce qui assainirait le climat ambiant dans le monde des affaires.

 

Azerbaïdjan

Le 20 novembre, lors d’une visite de deux jours à Bakou, le Général américain, Charles Wald, qui est vice-commandant des Forces américaines en Europe, a rencontré le Président Ilham Aliev, pour discuter avec lui des projets de coopération militaire bilatérale, selon Interfax et Touran. Les Etats-Unis aideront l’Azerbaïdjan à protéger le secteur de la Caspienne et lanceront un programme d’entraînement militaire similaire à celui lancé en Géorgie. Durant cette visite, le Ministre de la Défense azéri a déclaré que si l’Arménie continuait de refuser de libérer les territoires occupés azéris, la guerre avec le Nagorno Karabakh pouvait reprendre, rapporte Touran du 21 novembre.

La Russie a tenu à rassurer l’Azerbaïdjan sur ses intentions. En recevant son homologue azéri à Moscou le 22 novembre, le Ministre russe des Affaires Etrangères a tenu à préciser que la coopération militaire entre la Russie et l’Arménie n’était absolument pas dirigée contre l’Azerbaïdjan. La Russie a même proposé d’augmenter les ventes d’armes à l’Azerbaïdjan.

Le 24 novembre, le Président Ilham Aliev a signé un décret mettant en place des mesures destinées à développer l’économie dans les secteurs non pétroliers, qui permettraient la création d’emplois et l’amélioration de la gestion des dépenses sociales, rapportent Touran et ITAR-TASS. La jeunesse et les personnes déplacées sont particulièrement concernées par ce plan de développement économique. Des réformes auront lieu dans le domaine agricole, les salaires et les retraites seront augmentées, notamment dans les secteurs des employés de l’Etat, une plus grande transparence devra présider à la gestion de l’argent du Fonds National Pétrolier. 

 

Géorgie

Le 23 novembre, après des pourparlers avec les leaders de l’opposition, Edouard Chevardnadze a décidé de démissionner de son poste de Président, pour éviter une effusion de sang inutile (cf. chronique de la semaine précédente). Cette démission est intervenue au moment où les partisans de Saakachvili entouraient le bâtiment de la Chancellerie. Le Président s’apprêtait à prendre la parole pour la première séance du nouveau Parlement. Les supporters de l’opposition ont envahi la Chambre et les gardes du corps de Chevardnadze, pris de panique, l’ont forcé à s’enfuir vers son lieu d’habitation pour y déclarer l’état d’urgence. Chevardnadze a proposé que de nouvelles élections soient tenues. En échange, les insurgés devaient évacuer le Parlement. Comme il est prévu par la Constitution géorgienne, la porte-parole du Parlement, Nino Bourdjanadze, assurera l’intérim jusqu’aux prochaines élections, qui auront lieu dans moins de quarante-cinq jours. Chevardnadze a répété qu’il n’avait jamais trahi son pays. L’ex-Président est aujourd’hui en exil. Les rumeurs prétendent qu’il aurait reçu asile en Allemagne.

Le Ministre russe des Affaires Etrangères, Igor Ivanov, qui se trouvait sur place le 23 novembre, s’est envolé pour Batoumi, la capitale adjar, afin d’y rencontrer le Président du Conseil d’Etat adjar, Aslan Abachidze, selon ITAR-TASS. Abachidze avait soutenu la cause de Chavardnadze et le résultat des élections parlementaires régionales sont aussi sujet à caution. Après la démission de Chevardnadze, Abachidze, qui avait déclaré l’état d’urgence dans le pays, a demandé à pouvoir établir des contacts avec les personnes nouvellement arrivées au pouvoir en Géorgie. Les relations entre Aslan Abachidze et le Président Chevardnadze n’avaient jamais été excellentes, Abachidze refusant de rétrocéder une part des taxes perçues au pouvoir central. La mission du Ministre russe, Igor Ivanov, était avant tout de prévenir une effusion de sang et toutes actions susceptibles de mettre en danger l’intégrité territoriale de la Géorgie. Ivanov s’est aussitôt posé en médiateur, soulignant que la Russie attendra le résultat des futures élections pour déterminer l’attitude à prendre.

Le Président de la République auto proclamée de l’Ossétie du Sud, Edouard Kokoïti, a déclaré à Interfax le 22 novembre qu’il avait discuté des événements de Tbilissi par téléphone avec les responsables de la République d’Abkhazie. Les deux républiques, soucieuses de voir maintenir la stabilité et la sécurité dans la région du Sud Caucase, ont décrété la mise en place de mesures de sécurité renforcées. Le changement de direction en Géorgie pourrait bien remettre en cause la décision de Kokoïti de devenir sujet de la Fédération de Russie.

Lors d’une session de cabinet le 24 novembre, le Président russe, Vladimir Poutine, a commenté le changement de direction en Géorgie, affirmant que c’était « le résultat logique d’une série d’erreurs en matière de politique intérieure, extérieure et en matière de politique économique ». La politique d’Edouard Chevardnadze a volontairement ignoré les racines culturelles du Peuple géorgien. Même si les relations entre la Russie et la Géorgie n’ont pas été simples ces dernières années, le Président Poutine a tenu à préciser que le Président « Chevardnadze n’était pas un dictateur », comme veulent le faire croire ses opposants politiques géorgiens. La Russie, qui ne voit pas d’un bon œil ce coup de force, espère cependant que les nouveaux dirigeants sauront restaurer les liens d’amitié qui existaient entre les deux pays.

Nino Bourdjanadze, qui assure l’intérim de la présidence jusqu’aux prochaines élections, a souhaité voir les ministres en place prendre conscience de leurs responsabilités en démissionnant d’eux-mêmes de leurs postes. Nino Bourdjanadze n’a aucun pouvoir lui permettant de révoquer qui que ce soit dans le cabinet. Le Ministre de l’Intérieur, Koba Nartchemachvili, a annoncé sa démission le 24 novembre. Le pays serait au bord d’une grave crise économique, selon Reuters du 25 novembre. « Le budget est vide, ni les salaires ni la police ni l’Armée ne peuvent être payés, rapporte le service géorgien du RFE. Saakachvili a annoncé sur les chaînes françaises de télévision que les Etats-Unis avait promis une aide financière, mais « que rien n’était sûr avec les Etats-Unis », rapporte Reuters. Le représentant permanent du FMI en Géorgie, Jonathan Dunn, après s’être entretenu avec Nino Bourdjanadze, a promis de « faire de son mieux ». Le FMI avait suspendu son aide financière à la Géorgie au début de cette année.   

Le 26 novembre, les trois principaux leaders de l’opposition ont annoncé qu’ils avaient choisi de présenter un candidat unique pour les préliminaires de la présidentielle prévues pour le 4 janvier, selon la Presse du Caucase et Reuters. Le leader communiste s’est rallié au candidat proposé par l’opposition. Ni le parti de « l’Union du Renouveau Démocratique Adjar » ni celui de « l’Industrie Sauvera la Géorgie » ou celui de la « Nouvelle Droite » n’ont nommé de candidats. Le parti Travailliste a déclaré qu’il n’avait pas encore contesté le résultat des précédentes élections, soulignant que la tenue d’élections libres lui semblait difficile après que le pouvoir ait été usurpé par une dictature terroriste !

 

Kazakhstan

Le Comité National de Sécurité kazakh a déclaré qu’une sentence de trois  ans de prison avec sursis avait été prononcée contre un personne qui tentait de vendre de petites quantités de substance hautement radioactive, du curium-243 et 245 et du celsium-137. Ces substances apparemment avaient été dérobées dans des entreprises industrielles, selon khabar.kz du 22 novembre. D’après le responsable du département des ventes frauduleuses de produit radioactif, ces substances, dont le stockage sans précaution est par ailleurs très dangereux, n’auraient pu en aucune façon servir à la fabrication de bombes nucléaires.

Le chef du Bureau International des Droits de l’Homme du Kazakhstan a déclaré lors d’une conférence à Almaty que les conditions de vie dans les prisons kazakhes s’étaient encore détériorées en dépit des réformes appliquées dans le système pénal, rapporte Interfax. Cette année, l’Administration du système pénal a été transférée au Ministère de la Justice pour pouvoir s’aligner sur les standards internationaux. La torture serait cependant encore pratiquée dans les prisons kazakhes.

Les membres de la Chambre basse du Kazakhstan (Majilis) ont demandé au Premier Ministre, Daniel Akhmetov, de soumettre rapidement au Parlement un projet de loi électorale qui soit en accord avec les principes de l’OSCE. Les récents événements de Géorgie ont suscité une prise de conscience et une grogne dans les milieux politiques kazakhes. Ils exigent que l’indépendance des médias soit respectée, que la loi sur les partis politiques soit modifiée, que les droits des citoyens soient respectés et la création d’une Cour Constitutionnelle, rapporte gazeta.kz du 26 novembre.

 

Kirghizistan

Des membres du Parti radical islamique Hizb ut-Tahrir ont été interpellés alors qu’ils distribuaient des tracts religieux dans trois villes du Kirghizistan et dans la ville de Pavlodar, dans le nord du Kazakhstan, selon les autorités locales. Le résident de Pavlodar, originaire du Caucase, distribuait des tracts appelant à la désobéissance sociale et à la lutte contre le Gouvernement ouzbek, rapporte gazeta.kz du 21 novembre.

Les événements de Géorgie ont inspiré l’opposition kirghize, rapporte le service kirghize du RFE/RL du 24 novembre. L’activiste des Droits de l’Homme, Toptchoubek Tourgounaliev, a envoyé un message au leader de l’opposition géorgienne, Mikhaïl Saakachvili, lui disant que le transfert de pouvoir servirait d’exemple aux démocrates kirghizes. De son côté, le leader de l’opposition du parti Ar-Namys, Emil Aliev, a salué la maturité politique du peuple géorgien et la clairvoyance du Président Chevardnadze qui a permis qu’une solution pacifique soit trouvée.

 

Ouzbékistan

Le Chef de l’Administration du district de Kachkadaria en Ouzbékistan a été retrouvé mort, non loin du site de la base américaine de Khanabad. La présence proche de la base américaine a attiré l’attention du public sur ce crime. Le mobile du crime serait d’origine politique. On soupçonne les extrémistes musulmans d’avoir exécuté le meurtre.

Martii Ahtisaari, représentant personnel du président du bureau de l’Organisation d’Asie Centrale pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), est arrivé à Tachkent pour rencontrer le Président Islam Karimov et discuter avec lui des problèmes de la région d’Asie Centrale et, plus particulièrement, du travail du groupe de l’OSCE en Ouzbékistan, rapporte ouzreport.com. Le secteur militaro-industriel, le secteur de l’économie environnementale et le secteur de l’humanitaire représentent l’essentiel du travail du groupe.

Le mauvais temps a mis fin à l’annuelle récolte de coton en Ouzbékistan. Selon le Ministère de l’Agriculture, seulement 2856 millions de tonnes de coton ont été récoltées cette année, au lieu des 3,6 millions de tonnes prévues. C’est la plus mauvaise récolte depuis de nombreuses années. Des mesures extraordinaires avaient été prises pour empêcher le coton kirghize ou kazakh, meilleur marché, d’arriver en Ouzbékistan. Selon les experts ouzbeks, les lourdes pluies du printemps, qui avaient déjà nécessité le repiquage d’un tiers de la production, ont retardé la récolte de trois semaines. Et le monopole d’état sur les exportations de coton n’inciterait pas les planteurs à intensifier leur production.     

 

Tadjikistan

Sur les onze prisonniers tadjiks incarcérés dans le centre de détention américain de Guantanamo Bay, huit d’entre eux n’auraient jamais été impliqués dans des organisations terroristes, aux dires du Vice Premier ministre tadjik, Saïdamir Zoukhourov. Dans une interview à Interfax le 22 novembre, le Ministre a révélé que ces huit personnes étaient sans doute des réfugiés tadjiks qui n’étaient pas rentrés au pays après la guerre civile tadjik. Ses conclusions se fondent sur le rapport d’agents tadjiks qui avaient été chargés d’interroger les prisonniers en mai dernier.

 

Turkménistan

Pour fêter la fin du Ramadan, comme chaque année, plus de 7000 prisonniers ont été libérés, rapporte turkménistan.ru du 21 novembre. A l’occasion de cette amnistie qui est devenue traditionnelle, les prisonniers graciés doivent jurer sur le Coran, sur un morceau de pain et sur le livre de Saparmourat Niazov « Roukhnama », se repentir et jurer de ne plus recommencer. Une soixantaine de prisonniers étaient des fermiers ayant dissimulé du grain pour éviter les taxes. 

Une mosquée de la banlieue d’Achkhabad a été fermée par les autorités régionales après que l’imam ait refusé de placer le livre de Saparmourat Niazov sur l’Histoire et les Traditions turkmènes, Roukhnama, près du Coran, selon KirghizInfo du 24 novembre. Cette présentation était destinée à une équipe de télévision, qui voulait filmer les deux livres côte à côte pour montrer aux croyants musulmans l’importance que pouvait revêtir le livre présidentiel. L’imam a affirmé qu’un tel acte violait les principes de l’Islam.

 


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